Complément d'enquête : le dernier repas ( mort... par AntaLibelle
Premier élément qui m’a frappé, dés l’entrée du reportage on ne parle pas d’immuno dépression chez le jeune garçon, contrairement à ce que j’ai pu entendre dans d’autres informations. Il allait donc parfaitement bien, il n’était pas « faible » comme beaucoup de défenseurs de Quick (employés comme clients) le répètent.
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L’inspection rapporte des points non-conformes, susceptibles d’être la cause des défaillances de l’hygiène, comme un lave main cassé, l’absence de formation à l’hygiène, etc… Là aussi je suis surprise : j’ai pu constaté bien plus grave dans d’autres restaurants, comme des problémes d’humidité entrainant des moisissures, la présence de rats, des équipiers devant se fabriquer des pansements maisons avec du scotch et du papier faute de pouvoir en trouver à disposition dans l’armoire à pharmacie. Le carrelage pété, l’absence de surchaussures, le problème de suivi médical des employés, ça j’ai également connu ! Et le pire c’est que les problèmes sont parfaitement connus dans toute la hiérarchie, ils sont signalés régulièrement et souvent par les employés eux même. Exemple pour les surchaussures, j’ai du voir afficher 4 à 5 fois des feuilles en salle de pause ou chacun devait mettre son nom pour réclamer ce matériel. Une feuille qui nous l’avions bien compris était là pour dire, lors des divers contrôles « y a des problèmes mais regardez ils sont sur le point d’être réglés ».
Concernant l’absence de formation, j’entends dire sur certains forums que c’est une question de bon sens, que les employés devraient aller se laver les mains d’eux même. Je pense évidemment qu’il est essentiel de former à l’hygiène, mais il faudrait encore également que les responsables n’empêche pas ce devoir d’hygiène, en forçant l’employé à ne pas quitter son poste, en le pressant pour qu’il ne respecte pas les normes et en montrant un exemple catastrophique. Un des mes grands responsables (je ne parle pas des formateurs ni des managers) avait gentiment donné un coup de main au poste à glace. La machine, trop utilisé n’avait pas le temps de se refroidir et donc les glaces étaient molles. Alors que tous, nous aurions mis en pause la production de glace afin de laisser le temps à la machine de re-fonctionner correctement, lui continuait, ce qui nous forçait à vendre des glaces quasi-liquides. Vu que l’initiative est vue comme une rébellion (bien sûr ils vous diront le contraire, leur fiches d’évaluation contenant un item bidon d’initiative ; c’est sur le terrain qu’on le constate), ce bon sens qui nous pousse à nous laver les mains est vite empêché par divers remarques, plus ou moins agressives.
Le rendement, après l’hygiène ! Une loi qu’on voit à l’œuvre couramment, couplé avec une stratégie de cassage de l’employé : on le mène à la baguette plutôt que de le respecter. La loi de la terreur est privilégiée parfois à celle du respect, là aussi pour des questions de chiffre. Bien sur, c’est absolument ridicule car on peut faire du chiffre en étant propre et respectueux avec son personnel, sans doute même plus.
La stratégie de Quick a été de se dé-responsabiliser en mettant tout sur le dos de ce franchisé. Je ne connais pas bien Quick, mais je sais que certains franchisés Mcdo sont bien plus respectueux de l’hygiène et des employés que ceux de la chaine. Dans ma ville, les franchisés sont d’ailleurs au courant des méthodes peu respectueuses des Mcdo France et se font une joie de les concurrencer en travaillant de façon plus saine.
L’argument des visites, des contrôles, est également un argument pourri. Tous les équipiers ont connu cette visite noyée dans un bain d’hypocrisie : une semaine avant tout est nettoyé de fond en comble, on met des heures supplémentaires à tous pour se consacrer au nettoyage. Et le jour venant, on double le personnel pour afficher un joli restaurant tout parfait… Une vaste fumisterie… Un dernier point également, mon restaurant était toujours au courant à l’avance des contrôles d’hygiène, et évidemment, elle n’arrivait jamais le soir ou c’est le festival du cracra-degueu. Donc les contrôles étaient forcément caducs car non représentatifs des conditions quotidiennes du resto.
Bref, ce Quick a tué, c’est horrible et je me dis que bien des restaurants ont eu de la chance, au vu de leur comportement et de ce qu’ils produisent, de ne pas en arriver là.

1 commentaires:
Bravo pour cet article qui met à jour des vérités quotidiennes dans beaucoup de Fast Food Français. Merci pour le lien vers mon blog et la mise en avant de ma création.
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