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jeudi 9 avril 2009

Petit guide de survie face à un patron exécrable

Si après avoir croisé, parlé, vu votre patron vous êtes :

- Énervé, enragé, prêt à tuer,
- Déprimé, désespéré, désemparé,
- Vidé de toute motivation, d’espoir, de joie, d’envie ou de désirs,
- Stressé, agité sans comprendre le pourquoi.

Si généralement, en face de votre patron vous sentez comme une tension, voire un malaise, ou que vous avez l’impression de devenir minuscule, cet article peut vous intéresser.

Description de l’individu :

Des bras, des jambes, des yeux et j’en passe. Ne discriminons pas, ce type, il est exactement pareil que vous, physiquement il n’y a aucune différence. Il fait caca, il peut avoir des problèmes d’hémorroïdes, des troubles de l’érection, des poils dans le dos, et il a du avoir de l’acné étant jeune, comme nous tous.

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Hum, vous le savez pertinemment ça, qu’il est tout aussi nul et tout aussi doué que vous, mais le problème, c’est que le gars objectivement pareil que vous, malgré vous être raisonné , en situation, il devient ça :

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La perception est trompée par vos sentiments, vous ne voyez plus la réalité, vous n'êtes plus objectif, vous perdez vos capacités de bon jugement.

Pourquoi ?

C’est ici qu’intervient ma formation en psychologie.

Premièrement, si vous culpabilisez d’être faible, stressé face à ce type, que vous vous dites que vous êtes nul de ne pas pouvoir être vous-même (le fort, le grand l’intelligent ou que sais-je), je vous arrête tout de suite.

Ce n’est pas de votre faute.

Vous n’êtes pas nul.

Il y a déjà une question de contexte :
Le patron exécrable à un pouvoir de castration. Le patron ne peut pas vous stériliser, mais c’est tout comme, il peut vous retirer votre emploi, c'est-à-dire vous retirer votre pouvoir d’action dans un tel lieu où vous êtes peut être compétent. Symboliquement, par le licenciement il peut vous signifier « tu es nul, tu es inutile… » C’est-à-dire vous retirer des « pouvoirs », des « compétences ».

Quand le patron n’est pas exécrable (et c’est parfois, bienheureusement, le cas), ce pouvoir de castration n’est pas ressenti. Et du coup, ça rends plus zen.

Mais voilà, là, c’est qu’il est exécrable. Et on va à présent préciser le terme, c’est un patron castrateur.

Le castrateur fera tout pour faire en sorte que vous oubliez que vous êtes deux types parfaitement identiques, pour cela il se façonnera une image, une apparence qui trompe :

- Un costard, et si possible un très cher de marque.
Son but est là de montrer sa supériorité financière et mettre mal à l’aise, surtout dans le fast food ou vous êtes obligé d’être habillé de façon généralement adolescente ( tennis, pantalon large, casquette..).

C’est facile à contrer. L’habit ne fait pas le moine ! Essayez de vous en foutre, et pour cela il faut bien comprendre que ce ne sont que des bouts de tissus et que même s’ils ont coûté cher, ils n’ont aucune valeur. Quelque chose de valeur ne se compte pas en euro. Ce costume, c’est un déguisement comme il peut y en avoir des dizaines, voire des centaines dans la société.

Est-ce qu’on a peur des filles déguisées en sorcières à Halloween ? Non, et bien voyez certains jouent à Halloween tous les jours, inconsciemment.

Une stratégie à laquelle on aurait pu penser, c’est de jouer le jeu aussi, lors d’entretiens avant sanction (par exemple), de se foutre en costard ou tailleur. Mais c’est un signe de faiblesse.
Car le costume est une coquille, c’est un peu comme un enfant qui se cache sous sa couette, car il a peur des fantômes, donc n’en usez pas. Vous n’avez pas à vous transformer, vous êtes fort, il est faible.

Oui, car le castrateur-manipulateur-exécrable est faible, nous le verrons progressivement, tout ces attitudes détestables qui vous ruinent sont dues à des conflits psychiques, des traumatismes, voire un sérieux complexe d’infériorité.

- Il donne l’impression qu’il a tout sous contrôle.

Que toutes les décisions viennent de lui, qu’il est le dieu de la boîte, et tel le divin barbu au sommet de sa montagne, il paraîtra serein, maîtrisant toutes ces émotions, voire n’ayant pas d’émotions.
Là encore, c’est un masque, un déguisement.

Toutes les décisions ne viennent pas de lui. Je pense par exemple à une enseigne, pas à des franchisés, où là il y a toujours une hiérarchie. L’exécrable a des objectifs à atteindre, il est soumis plus que quiconque à loi du chiffre, du pognon, du fric. Et même s’il est indépendant d’une enseigne, il reste dépendant d’une multitude de choses. Plus on a de responsabilités moins on est libre, on est soumis à des tonnes de caractéristiques, et les conséquences sont lourdes voire dramatiques.

Bref, +1 pour l’équipier, vous vous contrefoutez de perdre la partie dans ce job, même si sur l’instant ça peut être problématique niveau financier, pour retrouver un emploi, au final quand vous serez vieux et au seuil de la mort, ce job ne sera qu’une expérience parmi tant d’autres et ce n’est pas ça qui aura compté le plus dans votre vie.

Lui, ça peut être sa vie. Sa grande réussite dans sa vie.

Vous vous rendez compte de la force des petits employés face aux grands patrons ? Vos peu de responsabilités vous octroi une immense force, celle d’avoir l’esprit libre pour pensez votre vie et voire de la réinventez, la reconstruire. Le patron exécrable s’est foutu dans une voie difficilement changeable, et ça peut le frustrer…

Et s’il est frustré, et bien il y a une réaction toute naturelle à la frustration, c’est de castrer les autres, les écraser, les rendre aussi minable que ce qu’il pense de lui-même, inconsciemment.
« T’es qu’une merde » Propos extrême, mais qui peut s’entendre dans la bouche de certains patrons exécrables.

Ne vous faites pas avoir. Le « t’es qu’une merde » qu’il vous dit, même si cela en a tout l’air, ne s’adresse pas à vous. L’exécrable parle à lui-même, là, sa rage semble vous cibler, mais au fond, cette agressivité tourne autour de lui.

C’est bizarre à dire, difficile à comprendre, mais je peux vous assurer que beaucoup de gens ne parlent qu’à eux même en s’adressant aux autres, et cela, en permanence, sans qu’il s’en rende compte. Restez attentifs, écoutez et vous verrez.

Il y aura une suite à cet article, on entrera plus dans le détail et j’essayerai de donner des conseils pratiques pour contrer l’exécrable, qu’il ne s’insinue plus dans vos cauchemars, mais je peux déjà vous dire qu’il s’agit d’une question de perception.

Être dans le recul, avoir conscience, avoir les yeux ouverts et garder l’esprit critique.

Une petite citation tirée du merveilleux film V for Vendetta, à méditer sans culpabilité, on peut changer, prendre conscience et devenir ce que l’on est vraiment :

« On peut abandonner son intégrité pour presque rien, mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace nous sommes libres. »

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